Artistes


Halil Altindere


Œuvre exposée

Ballerinas and Police

2017, 9’39’’, vidéo projetée


Dans ses œuvres, Halil Altindere (TU, 1971, vit à Istanbul) explore et interroge les codes politiques, sociaux et culturels. Pour cette vidéo, il met en scène des ballerines et des chanteurs d’opéra, en se référant au ballet Le Lac des cygnes, et il propose une critique grinçante et provocatrice des troubles politiques et sociétaux en Turquie. Comme métaphore d’une sous-culture nouvelle et différente, les « ballerines protestataires » montrent au public les rituels de résistance, et répondent aux violences policières par leur propre arme, la danse. L’artiste pointe aussi le culte des dirigeants politiques en plaçant leurs portraits dans l’environnement de ses personnages.

Sélection d’expositions : MoMa PS1, New York ; Centre Pompidou, Paris ; MAXXI, Rome ; MAK, Vienne ; CA2M, Les Abattoirs, Toulouse ; Moderna Museet, Stockholm ; Maat, ACC, Gwangju, Secesssion, Vienne ; Mambo, Akademie der Künste, CCBB, Rio, Andrew Kreps Gallery, n.b.k. Berlin et Tensta Konsthall. Il a participé à Documenta, et aux biennales Manifesta, Venise, Sao Paulo, Berlin, Istanbul, Sharjah et Gwangju.

halilaltindere.com



Alexandra Bachzetsis
&
Julia Born


Œuvre exposée

This Side Up

2008, loop vidéo sur écran, et affiche à prendre


Dans ses œuvre Alexandra Bachzetsis (CH/GR, 1974, basée à Zurich) met en jeu et en scène le corps, utilisé comme un appareil artistique et critique, un lieu de transformation et d’expérience, un moyen de communication. La vidéo This Side Up explore l’aspect spatial de l’instruction, de l’enregistrement et de la notation du mouvement. La notation des mouvements sur papier a utilisé des symboles ou des signes empruntés à la notation musicale. « Labanotation », développée en 1928 par le chorégraphe et ancien architecte Rudolph von Laban, a été la première notation conçue du point de vue de l’interprète, et non de celui du public. Outre la direction, une partie du corps, le niveau et le moment du mouvement, les formes du symbole indiquent 9 directions différentes dans l’espace. La vidéo est accompagnée d’un poster conçu par la graphiste Julia Born (CH, 1975, basée à Zurich), qui collabore régulièrement avec Alexandra Bachetzsis.

Alexandra Bachzetsis a créé plus de 25 pièces chorégraphiques, présentées sur de nombreuses scènes internationales. Son travail est aussi présenté dans des expositions, notamment Kunsthalle Bâle, Stedelijk Museum Amsterdam, Tate Modern Londres, Jumex Museum Mexico City, Centre culturel suisse Paris. Elle a participé à la Biennale de Berlin, aux Documenta 13 et 14 à Cassel et à Athènes. Elle a été lauréate du Zurich Art Price. Elle enseigne à la HEAD – Genève. Sa dernière pièce chorégraphique en date, Chasing a Ghost, est en tournée en 2020.

alexandrabachzetsis.com
juliaborn.com



Pauline Boudry
&
Renate Lorenz


Œuvre exposée

Salomania

2009, 17’, vidéo projetée


Salomania reconstitue la « danse des sept voiles » du film muet Salomé, réalisé en 1923 par Alla Nazimova. La figure de Salomé était une icône de l’indépendance et de la liberté sexuelle. Des extraits de Valda’s Solo, créés par la chorégraphe et réalisatrice Yvonne Rainer après avoir vu le film de Nazimova, sont également présentés et répétés. Yvonne Rainer tient un rôle de transmission du savoir chorégraphique à la performeuse Wu Tsang.

Pauline Boudry et Renate Lorenz (DE, 1963 / CH, 1972, basées à Berlin), basées à Berlin, travaillent ensemble depuis 2007. En 2019, ells ont représenté la Suisse au Pavillon Suisse de la 58e Biennale de Venise. Sélection d’expositions personnelles : Julia Stoschek Collection, Berlin (2019) ; Centre culturel suisse, Paris ; High Line Art, New York (2018) ; Participant, New York ; Contemporary Art Museum, Houston (2017) ; Van Abbemuseum, Eindhoven  ; Asakusa, Tokyo (2016) ; Nottingham Contemporary ; Kunsthalle, Vienne ; Kunstalle, Zurich ; Frac Franche-Comté, Besançon (2015) ; CAPC, Bordeaux ; Forth Worth Contemporary Arts ; Badischer Kunstverein, Karlsruhe ; Les Complices, Zurich (2012).

boudry-lorenz.de



Alex Cecchetti


Œuvre exposée

Dervish Skirts, « Please wear them and dance »

2020, impression sur coton, soie, satin bio, diamètre 230 cm chaque

Dervish Skirts

2020, peinture sur lin, diamètre 230 cm


Artiste, poète, chorégraphe, Alex Cecchetti (IT, 1977, basé à Paris) développe une pratique qu’on pourrait qualifier d’art de l’évitement : tactil et poétique, esthétique et matériel, situations ou objets. Son nouveau projet de Jupes de Dervish est en cours de développement. Il crée des motifs visuels et des slogans sur des tissus de jupes. Il y aura des jupes uniques, peintes sur le tissu, et d’autres où le motif sera imprimé sur la toile. Les jupes seront présentées dans l’espace, et les visiteurs pourront les porter et danser dans l’exposition. C’est dans le mouvement rotatif qui crée l’ondulation, que les jupes pourront être appréciées dans leur plénitude.

En 2020, il présente Occupie Paradit, en collaboration avec Laure Prouvost, à Netwerk, Aalst, Belgique. Expositions personnelles : Frac PACA, Marseille ; Spike Island, Bristol ; Void, Derry (2018) ; La Ferme du Buisson, Noisiel ; Centre For Contemporary Art Ujazdowski Castle, Varsovie; Sandretto Re Rebaudengo, Turin (2017). performances : Fog Festival, Triennale, Milan ; Serpentine Galleries, Londres; Philharmonie de Paris (2019) ; Nuit Blanche, Paris ; CNAP, Paris (2018) ; Thalie Lab, Bruxelles; The National Archeological Museum, Naples; CRT Theatre, La Triennale, Milan; Palais de Tokyo, Paris (2017) ; Serpentine Galleries, Londres; Fondation Serralves, Porto (2016) ; Palais de Tokyo, Paris; FRAC Lorraine, Metz (2014).

alexcecchetti.com



Clément Cogitore


Œuvre exposée

Les Indes galantes

2018, vidéo projetée


Les Indes Galantes est un opéra-ballet créé par Jean Philippe Rameau en 1735, inspiré par une danse amérindienne tribale de Louisiane interprétée par le chef des Metchigaema, à Paris en 1723. Clément Cogitore (FR, 1983, basé Paris) adapte une partie du ballet avec un groupe de danseurs Krump, une forme d’art né dans le ghetto noir de Los Angeles dans les années 1990. Dans un contexte d’émeutes (Rodney King) et de répressions policières, de jeunes danseurs ont exprimé par le Krump les violentes tensions dans le corps physique, social et politique. Entre la danse tribale de 1723 et les danseurs de Krump d’aujourd’hui se produit un court-circuit dans l’histoire des peuples et des formes, ou il s’agirait de raconter l’histoire de jeunes gens dansant au-dessus d’un volcan.

Lauréat, à Paris, du Salon de Montrouge en 2011, du Prix de la Fondation Ricard en 2016 et du Prix Marcel Duchamp en 2018. Ses films ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festivals (Cannes, Locarno, Telluride, Los Angeles, San Sebastian). Il a notamment eu une exposition personnelle au Bal, à Paris, en 2017. Il a réalisé la mise en scène de l’opéra-ballet Les Indes galantes, en 2019 à l’Opéra Bastille, Paris.

clementcogitore.com



Dara Friedman


Programme de films

Dancer

2011, 25’

Cinéma Spoutnik, l’Usine
Place des Volontaires 4
1204 Genève


Avec Dancer, Dara Friedman démontre son intérêt pour la performance, l’espace urbain et le film structuraliste. Le film capture en noir et blanc une soixantaine d’artistes en 40 séquences, pendant qu’ils dansent, seuls ou en couple, de jour ou de nuit, le long des trottoirs de Miami, dans ses parcs ou ses parkings, sur les toits de ses immeubles ou sur ses plages. Flamenco, ballet, moderne, break, pole, danse du ventre, théâtre musical ou danse de salon se succèdent, de même le skateboard et le voguing. Les danseurs interrompent le flux normal de leur environnement urbain, et four- nissent une métaphore poétique du potentiel libérateur de l’expression de soi, tout en soulignant les restrictions sociales qui structurent la vie quotidienne, en particulier dans l’espace public. Inspirée par la chorégraphe Pina Bausch, l’artiste a élaboré un processus de tournage minutieux, en adaptant chaque séquence aux corps des danseurs, réduisant ainsi l’écart entre réalité et image en mouvement, et amenant véritablement le spectateur dans l’action.

Dara Friedman a eu des expositions au Kunstverein Arburger Bahnhof, Hambourg ; MSU Broad Art Museum, East Lansing (2019) ; Aspen Museum of Art, Aspen ; PAMM Perez Art Museum, Miami (2017) ; Hammer Museum, Los Angeles ; Museum of Contemporary Art, Detroit (2014) ; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C. ; Aargauer Kunsthaus, Aarau (2013)



Gerard & Kelly


Œuvres exposées

Relay

Intervention in situ

Sélection de dessins-partitions présentés dans une vitrine dessinée spécialement


Performances

Clockwork

interprétation Tamara Bacci, Ruth Childs, Lenio Kaklea, Ryan Kelly (en alternance)

durée: 40’

28-30.08.2020
12h, 13h30, 15h30, 17h
4 représentations par jour

MAMCO
L’Appartement

10, rue des Vieux-Grenadiers
1205 Genève


Rencontre avec les artistes

Dimanche 30.08
14 h 30

MAMCO
L’Appartement
10, rue des Vieux-Grenadiers
1205 Genève


Programme de films

Schindler/Glass

2017, 35’

11.09.2020

Cinéma Spoutnik, l’Usine
Place des Volontaires 4
1204 Genève


Influencés par la danse minimaliste, la critique institutionnelle et la théorie queer, Brennan Gerard et Ryan Kelly développent un travail à la frontière de la danse et de l’art contemporain, qui intègre l’écriture, la vidéo ou la sculpture. Clockwork est une performance basée sur une partition interprétée par deux danseurs. Adapté pour la reconstitution du logement de Ghislain Mollet-Viéville, fervent adepte d’art minimal et conceptuel, au MAMCO, Clockwork entrelace des rythmes de mouvement et des fragments de mémoire parlée. La chorégraphie s’articule autour d’un ensemble de gestes correspondant à la position des chiffres sur le cadran d’une horloge,

Relay, installation in situ sur deux baies vitrées du Commun, accompagnée de dessins-partitions permettant de présenter le lien entre leurs recherches sur l’architecture, la chorégraphie et le temps.

Gerard & Kelly travaillent ensemble depuis 2003. Actuellement en résidence à la Cité internationale des arts à Paris, ils ont présenté leurs œuvres – expositions ou pièces chorégraphiques – à The Museum of Contemporary Art, Los Angeles (2020); Festival d’Automne à Paris (2019); Getty Museum, Los Angeles (2019);Pioneer Works, Brooklyn (2018); Centre Pompidou, Paris (2017) ; New Museum, New York (2014-2015) ; Guggenheim Museum, New York (2015); Hammer Museum, Los Angeles (2014) ; The Kitchen, New York (2014).

gerardandkelly.com



Marie-Caroline Hominal


Œuvre exposée

Maquettes en tout genre et pirouettes

2019-2020
Maquettes, slapstick vidéos présentés sur écran


Performances

Fragment

2020
Sculpture – peinture

28, 29, 30.08
15h-17h


Programme de films

Le Triomphe de la renommée

Film et performance

11.09.2020

Cinéma Spoutnik, l’Usine
Place des Volontaires 4
1204 Genève


Chorégraphe, danseuse, performeuse, Marie-Caroline Hominal (CH/FR, basée à Genève) développe aussi d’autres pratiques pas ou peu identifiées et diffuses. Elle réalise des maquettes de scénographies à venir ou imaginaires, utilisant des matériaux pauvres. Elle se met en scène dans des mini vidéos où se côtoient le burlesque, l’absurde et l’humour. Elle en poste certaines sur son compte Instagram. Dans l’exposition, des sélections respectives de maquettes et de vidéos présentées sur un écran constituent Maquettes en tout genre et pirouettes, qui représentent la première participation de l’artiste dans une exposition de ce type et de cette dimension.

En 2019, Marie-Caroline Hominal a présenté son travail aux Swiss Dance Days, Arsenic, Lausanne ; Centro Recoleta, Buenos Aires ; La Bâtie, Genève ; Kaserne, Bâle; MIAM, Sète ; Théâtre de Vidy, Lausanne ; One Gallery, Chicago ; MCAM, Montréal. Elle a été distinguée « Danseuse exceptionnelle » au Prix suisse de la danse 2019.

mariecarolinehominal.com



Lenio Kaklea


Performance

A Hand’s Turn

Solo pour 2 spectateur.trice.s
Interprétation Lenio Kaklea et Jacquelyn Elder (en alternance)

22-25.08.2020
12h-15h30 et 16h30-20h

toutes les 30’

Maison des arts du Grütli
Studio de l’ADC,

2ème étage
16, rue Général Dufour
1204 Genève


A Hand’s Turn est ce que nous pourrions appeler une séance privée pour deux spectateur·rice·s à la fois ; c’est un geste, en un sens chorégraphique subtil, impliquant un livre et un interprète. Dans la première partie de cette pièce solo, l’interprète déploie les pratiques de lecture, alors qu’elle tourne les feuilles de papier de droite à gauche, dans un flux régulier et continu, proposant une durée , une trajectoire, un récit. La répétition des mouvements linéaires des mains s’identifie aux mouvements répétitifs de va-et-vient des yeux lorsqu’ils parcourent le contenu et la surface des pages. Cet itinéraire oculaire, le décryptage des signes, le temps et la temporalité créés par les mouvements de la main, l’espacement des pages déconstruisent la fonction du regard. Dans la deuxième partie de la rencontre, l’interprète danse dos au public ; à l’aide d’un petit miroir, elle guide le regard des visiteur·rice·s dans l’acte de regarder. Après la session, on peut acheter le livre, retracer sa propre expérience, observer ses propres pratiques de voir – et en partie nous-mêmes dans le spectacle.

Lenio Kaklea (GR, 1985, basée à Paris) s’est formée en danse à Athènes et à Angers, et par un master d’expérimentation en arts et politique (SPEAP), dirigé par Bruno Latour, à Sciences Po Paris. En tant qu’interprète, elle collabore notamment avec Alexandra Bachzetsis, Gerard & Kelly, François Chaignaud & Cecilia Bengolea, Emmanuelle Huynh, Boris Charmatz… Depuis 2009, elle crée des pièces chorégraphiques, qu’elle a présentées au Centre Pompidou, Lafayette Anticipations, Ménagerie de Verre à Paris, ImpulsTanz à Vienne, Athens & Epidaurus Festival, Le Quartz/Scène Nationale de Brest, Laboratoires d’Aubervilliers, far – festival des arts vivants à Nyon, et en exposition au Centre d’art La Passerelle à Brest. En 2019, elle a reçu le prix de la danse de la Fondation Hermès et de la Triennale de Milan. En 2020, A Hand’s Turn est entré dans la collection de la Fondation KADIST.

 abd-contents.com



La Ribot


Performances

Pièce distinguée no. 54

2020
Création

Installation – performance – danse

Interprétation Piera Bellato, Mathilde Invernon et Thami Manekehla, musique Fernando de Miguel

11-13.09 et 11-13.09.2020
17h

Free entry


Programme de films

Mariachi 17

2009, 25’

11.09.2020
19h

Cinéma Spoutnik, l’Usine
Place des Volontaires 4
1204 Genève


La Ribot prépare une nouvelle œuvre, conçue à partir d’un élément de la scènographie de PARAdistinguidas en 2011, qu’elle a présentée comme sculpture, Huan Lan Hong, en 2016. La « baraque » aux allures d’atelier clandestin, métaphore d’activités cachées ou nocturnes, évoluera durant l’exposition par les actions des interprètes et d’un compositeur sonore. Cette nouvelle œuvre, installation – danse – performance expérimentale et évolutive, sera la première étape d’un cycle de projets.

La Ribot a reçu le Lion d’or pour la carrière de la Biennale de danse de Venise en 2020, prix qui célèbre la trajectoire d’une « artiste totale » dont le travail dépasse les limites de la danse et « échappe à tout classement ». Elle a eu un « portrait » au Festival d’automne, Paris, en 2019, avec 6 pièces : Panoramix au Centre Pompidou ; Se vende au Centre Pompidou et au CND ; Laughing Hole au CND ; Please Please Please (avec Mathilde Monnier et Tiago Rodriguez) à l’Espace 1789 à Saint-Ouen et au Centre Pompidou ; Happy Island au CND ; Another distinguée au Centquatre.

Avec le soutien de Ernst Göhner Stiftung et du Fonds Mécénat SIG.
La Ribot-Genève est soutenue par la Ville de Genève, le Canton et République de Genève et Pro Helvetia.

laribot.com



Pierre Leguillon


Œuvre exposée

La grande évasion (teaser)

2012/2020


Sur une proposition du Musée de la danse, Pierre Leguillon s’est mis en quête de photographies formant un réseau d’associations autour de la danse, afin de constituer une collection. Images de danse, ou images qui dansent ? Abordant le mouvement par les marges – par un détail, un écho, un geste, une allusion – ce sont avant tout des signes qui circulent, entretenant entre eux des liens historiques, thématiques, ou purement subjectifs. Pour faire parvenir ces clichés orphelins, glanés sur internet, jusqu’au public, Pierre Leguillon a mis au point un plan d’évasion en plusieurs étapes : de l’achat au tri, du classement à la mise en ligne sur FlickR en passant par leur affichage public – jusqu’à leur présence matérielle dans l’espace d’exposition, à la manière d’un mini-musée de la danse en boîte. À partir de ces photographies éparses, chacun pourra recomposer son récit, remonter sa chorégraphie au fil des rapprochements, des associations – à la manière d’un flip-book. Pour l’exposition, il compose un ensemble inédit d’images extraites du corpus La grande évasion, dans un dispositif conçu spécialement pour ce contexte.

Pierre Leguillon est un artiste, curateur et auteur français. Il enseigne à la HEAD à Genève. Il réalise des livres très particuliers, comme Oracles. Artists’ Calling Cards (Pierre Leguillon et Barbara Fédier éd., 2017), et celui à paraître, Pierre Leguillon, The Museum of Mistakes, tous deux chez Edition Patrick Frey.



Xavier Le Roy


Œuvre exposée

Self Unfinished en 105 captures d’écran

2020, photos de captures d’écran

série de photos de captures d’écran effectués toutes les 30’’ sur une captation vidéo de la pièce chorégraphique Self Unfinished, 1998


Les œuvres de Xavier Le Roy (FR, 1963, basé à Berlin) produisent des situations qui interrogent, entre autres, les relations spectateurs et performers et tentent de transformer ou reconfigurer les dichotomies telles que : objet/sujet, animal/humain, machine/humain, nature/culture, public/privé, forme/informe. Une partie de ses recherches se développe sous forme de travaux réalisés spécifiquement pour des espaces d’exposition : production (2010-2011) développée avec Marten Spangberg dans le cadre de l’exposition MOVE : Choreographing You, Rétrospective réalisé pour la Fondation Antoni Tapiès à Barcelone (2012), Untitled (2012) pour l’exposition 12 Rooms, Titre Provisoire, 2015 créé à Sydney pour le John Kaldor Public Art Project, For The Unfaithful Replica en collaboration avec Scarlet Yu au CA2M de Madrid en 2016.

Après des études de biologie moléculaire, il travaille comme artiste depuis 1991. Depuis 1994 il crée des solos : Self Unfinished (1998), Produit de Circonstances (1999), Giszelle (2001) en collaboration avec Eszter Salamon, Le Sacre du Printemps (2007), Produit d’autres circonstances (2009) ou Sans titre (2014). Il a participé à Skulptur Projekte Münster en 2017, à la Biennale de danse de Venise en 2018, année où il a exposé au Museo Jumex à Mexico, et bénéficié d’un « portrait » au Festival d’automne à Paris. En 2019, il a été présent à la Hamburger Bahnhof et à la Haus der Kultur der Welt à Berlin.

xavierleroy.com



Klara Lidén


Œuvre exposée

The Myth of Progress

2008, 3’28’’, video présentée sur moniteur


Dans cette vidéo, l’artiste est filmée de profil tout en marchant dans les rues vides de Manhattan la nuit. Son mouvement est extrêmement ralenti, et elle glisse à travers le paysage urbain à un rythme différent du monde qui l’entoure. Une mélodie de piano mélancolique accompagne les images en mouvement. Cela ressemble à une marche funèbre, une vision apocalyptique léthargique. Le film est tourné à différentes distances, et parfois Klara Lidén (SW, 1979, basée à Berlin et New York) est vue de l’autre côté de la route avec des voitures qui passent à pleine vitesse et dans la direction opposée – vers l’avant – à d’autres moments, nous voyons un train passer rapidement en arrière-plan. La résolution très pauvre des images et le mouvement de la caméra portative font allusion aux clips YouTube des internautes, qui deviennent du jour au lendemain des stars pendant 15 minutes warholiennes. L’œuvre peut être lue comme une élégie à la productivité et au soi performé, telle qu’elle a été maîtrisée par Michael Jackson, qui a rendu le Moonwalk mondialement célèbre lorsqu’il dansait sur Billie Jean dès 1983. En exécutant le mouvement de danse à un rythme ralenti, Lidén révèle la technique et échoue intentionnellement à créer une illusion et un spectacle dans le style de Jackson.

Parmi ses expositions personnelles, relevons Secession, Vienne (2019), Reena Spaulings Fine Arts, New York (2028), Kunstverein, Braunschweig (2016), Wiels, Bruxelles ; Le Consortium, Dijon (2015), Museion, Bolzano ; Irish Museum of Modern Art, Dublin (2013), New Museum, New York (2012), Moderna Museet, Stockholm (2011), et parmi ses participations à des biennales, Tallin Baltic (2018), Istanbul (2017) ou Venise (2011).



Melanie Manchot


Œuvre exposée

Dancing is the best revenge

2020, 10’50”, vidéo projetée


Dancing is the best revenge est le troisième volet d’une trilogie d’événements et de vidéos de danse de Melanie Manchot (DE/GB, 1966, basée à Londres). Dans chaque cas, le travail a commencé comme un événement participatif en direct organisé dans les espaces publics de différentes villes : Paris en 2011, Londres en 2017 et Bienne en 2019, comme événement final de son exposition à Pasquart. Comme les deux précédents, Dancing is the best revenge est réalisée en collaboration avec des écoles de danse et des organisations représentant différentes formes de danse, réunissant une pléthore de gestes chorégraphiques, de langues et de cultures. Dans le travail final, sept écoles de danse avec un total de plus de 60 danseurs se sont réunies pour former plusieurs processions à travers la ville convergeant sur la place centrale de la vieille ville, The Ring. La vidéo utilise deux formes distinctes de tournage : par un drone positionné à 90 degrés au-dessus des danseurs et par des portraits en gros plan des danseurs dans des moments de « tableaux » quasi figés. Ces deux modes font référence au travail de chorégraphie pour la caméra du célèbre chorégraphe américain Busby Berkeley d’une part et aux tableaux d’images fixes de flashmob d’autre part.

Sélection d’expositions : Pasquart, Bienne; BTV Stadtforum Innsbruck (2019) ; MAC/VAL, Vitry/Paris ; Parafin, London (2017) ; Art Night, London (2017) ; Towner Art Gallery, Eastbourne (2016).

melaniemanchot.net



Olivier Mosset
&
Jacob Kassay


Œuvre exposée

Sans Titre

2013, installation in situ
Miroirs et barre de danse,
280 x 1500 cm


Frappé par la plasticité radicale et efficace d’un studio de répétition pour le ballet équipé de miroirs et de barres de danse, Olivier Mosset (CH, 1944, basé à Tucson) décide de faire une œuvre qui reproduit ce dispositif. En discussion avec Jacob Kassay (US, 1983, vit à Los Angeles), qui développe un autre type d’intérêt pour le miroir, ils conviennent de signer l’œuvre ensemble. Cette œuvre sera produite matériellement dans des dimensions adaptées à l’espace du Commun (280 x 1500 cm) et modifiera la perception de l’espace du 1er étage.

Olivier Mosset est surtout connu comme peintre abstrait, adepte du monochrome. Il réalise aussi des collaborations avec d’autres artistes, qui avaient fait l’objet de son exposition Olivier Mosset collaborations au Centre culturel suisse à Paris (2014). En 2019, il a eu une exposition personnelle à la Haus Konstruktiv à Zurich, et en 2020, le MAMCO présente une rétrospective de son travail. Mosset a réalisé un rideau de scène et un décor pour la pièce Sous Apparence, chorégraphiée par Marie-Agnès Gillot à l’Opéra Garnier à Paris en 2012.



Samuel Pajand
+
Lovesong(s)


Œuvre exposée

L’horloge de l’amour

2020, vidéo de 12h lue en boucle sur un écran de 30 cm de diamètre incrusté dans une boîte en bois de 42 x 42 x 6 cm


Performance

Lovesong(s)
(Samuel Pajand,
Heleen Treichler,
Stéphane Vecchione)

Concert, vernissage

21.08.2020
20h30


« La nuit du 11 décembre 2018, alors que ma compagne était allongée sur moi et effectuait un tour dont l’axe était nos sexes réunis, l’image de L’horloge de l’amour m’est apparue. L’image a persisté, à tel point qu’il me sembla nécessaire de lui donner réalité. Le 20 juin 2019, nous avons réalisé, à huis clos sur un matelas de 2,32m de diamètre, une performance filmée de 12h servant de base à L’horloge de l’amour. »

Après des études d’audiovisuel, Samuel Pajand (CH/FR, 1977, basé à Genève et Paris) travaille comme créateur sonore, puis musicien, compositeur et performeur, notamment avec Marco Berrettini, la 2B company de François Gremaud, Cindy Van Acker et Marie-Caroline Hominal. En 2017, il fonde avec le scénographe Victor Roy l’association Trans, et ils réalise l’installation Phare, présentée au Festival de la cité à Lausanne et à BIG à Genève. Leur prochain projet, Champ sera créé à La Bâtie à Genève en septembre 2020. En 2019, il a fondé Lovesong(s), groupe rock avec Heleen Treichler à la basse et Stéphane Vecchione à la batterie. Il s’agit de sa première participation à une exposition.



Christodoulos Panayiotou


Performance

Christodoulos Panayiotou
Dying on Stage

Conférence – performance

06.09.2020
20h, durée: 2.5h

13.09.2020
13h, durée: 6h

ADC
Association pour la danse contemporaine

82, rue des Eaux-Vives
1207 Genève


Avec Dying on stage, lecture performée et illustrée par la projection de vidéos exlusivement trouvées sur YouTube, le plasticien chypriote commente le spectacle de la mort. D’interdits en accidents, de tragédies en idéalisations, mobilisant autant la dimension métaphysique de la tragédie que la trivialité d’un show télévisé, il décline les formes d’une représentation impossible. Formé à la danse, Christodoulos Panayiotou (CY, 1978, basé à Limassol et Paris) s’inspire de la première du ballet La Bayadère remonté par Rudolf Noureev en 1992, quelques mois avant son décès. Dying on stage rassemble des extraits de films, d’opéras, de concerts et d’émissions de variété. De Pasolini à Amy Winehouse, en passant par Dalida, sa lecture digressive articule ces images « fantômes » en un long monologue ponctué d’un moment dansé par Jean Capeille. La performance est une déclaration d’amour adressée au spectacle, qui déconstruit les hiérarchies esthétiques et soude les publics face à leur unique destin.

Dying on stage a notamment été présentée au Musée d’Orsay dans le cadre du Festival d’automne, Paris, au Camden Arts Centre, Londres, 2019 ; au Kunstenfestivaldesarts, Bruxelles, 2018 ; à la Sharjah Biennal ; au Centre Pompidou à Paris, 2017. Christodoulos Panayiotou a eu des expositions au Camden Art Centre, Londres ; La Tallera, Mexico, 2019 ; Galerie Kamel Mennour, Paris ; Rodeo, Londres ; Belvedere 21, Vienne ; Dhaka Art Summit, Bangladesh ; Hammer Museum, Los Angeles, 2018.

christodoulospanayiotou.com



Alexandra Pirici


Performance

Re-collection

Ongoing action par Michelle Cheung et Jared Marks
(Action performative évolutive)

26-30.08.2020
14h-17h
Non stop chaque jour

Musée d’art et d’histoire
(Section Beaux-arts)

2, rue Charles-Galland
1206 Genève


Alexandra Pirici (RO, 1982, basée à Bucarest) est une artiste qui utilise la chorégraphie à la fois pour son économie critique et son économie de moyens pour questionner l’histoire, les monuments et la mémoire collective. Re-collection est une action en continu, construite autour de la notion de collection qui subvertit la compréhension traditionnelle du terme. Les objets existants mais aussi parfois fictifs – les œuvres d’art et aussi les formes de vie – sont transformés en souvenirs incarnés. Les objets deviennent des mouvements,  ils ne sont pas étiquetés, ils n’ont pas besoin d’être reconnaissables ou classés. Les frontières entre ces nouveaux objets – actions / gestes / formes sculpturales en mouvement – sont poreuses et moins définies, de sorte que nous ne savons jamais vraiment où chaque “objet” commence et finit.

Alexandra Pirici, basée à Bucarest, a une formation en chorégraphie et travAlexandra Pirici, basée à Bucarest, a une formation en chorégraphie et travaille dans le domaine des arts visuels, avec la sculpture, la performance, la musique et le texte. Parmi ses œuvres figurent Leaking Territories pour Münster Skulptur Projekte, 2017, An Immaterial Retrospective of the Venice Biennale (avec Manuel Pelmus), pour le Pavillon roumain à la 55 Biennale de Venise, des projets d’espaces publics et d’espaces muséaux pour le Centre Pompidou à Paris, Art Basel Messeplatz, Tate Modern Londres, la 12e Exposition suisse de sculpture à Bienne, Van Abbemuseum à Eindhoven, New Museum – New York ou Manifesta 10 à Saint-Pétersbourg.



Julien Prévieux


Œuvre exposée

What Shall We Do Next
(Séquence #2)

2014, 16’47’’, video projetée


Depuis une dizaine d’années, sondant les brevets d’invention déposés auprès d’une agence américaine, Julien Prévieux (FR, 1974, basé à Paris) compose « une archive des gestes à venir ». Les mouvements exécutés par les six figurants de What Shall We Do Next ? (Séquence # 2) dérivent de cette collecte d’actes fantômes, parfois mort-nés, conçus avant même que ne soient élaborées les machines qui, peut-être, en fixeront l’usage. Tournant à vide dans des séries d’enchaînements rythmiques, ils intègrent pour l’occasion le monde de la danse, et son histoire. L’origine scripturale de ces gestes guidés rappelle le travail de Rudolf Laban, inventeur d’un célèbre système de notation chorégraphique. Leur probable destination fonctionnelle n’est pas sans évoquer la Post Modern Dance américaine, inspirée des leçons d’Anna Halprin sur l’expression.

Julien Prévieux est lauréat du Prix Duchamp 2014, suivi d’une exposition au Centre Pompidou, Paris, en 2015. En 2019, son exposition solo, Mordre la machine, a été présenté au MAC, Marseille. Son projet Lettres de non motivation, publié par Zones éditions, a été adapté au théâtre par le metteur en scène Vincent Tomasset. Julien Prévieux a produit une autre pièce pour le théâtre, On Balls, books and hats, présentée au festival Actoral, Marseille (2018), au festival Etrange Cargo Ménagerie de verre, Paris, et au T2G, Gennevilliers (2019).

previeux.net



Marinella Senatore


Œuvres exposées

5 nouvelles bannières
10 collages, 15 dessins de la série It’s time to go back to street

2020, tissus cousus, env. 100 x 70 chaque


Performance

Parade Genève

12.09.2020
ANNULÉE

La Parade Genève de Marinella Senatore devait rassembler plusieurs dizaines de danseurs et musiciens amateurs, sportifs, militants et autres performers dans les rues de Genève le samedi 12 septembre dès 15h. Après plus de 8 mois de préparation, alors que les difficultés et les fragilités s’étaient accumulées, nous avons finalement dû prendre la triste et lourde décision d’annuler ce projet phare de Dance First Think Later, en raison de la situation liée au COVID-19.


Fondée en 2012, The School of Narrative Dance (L’école de la Danse Narrative) propose un système d’éducation alternatif basé sur l’émancipation, l’inclusion et l’auto-apprentissage, mettant en œuvre des projets multidisciplinaires internationaux focalisés sur la narration et la chorégraphie. Le projet a déjà été développé dans plus de 25 villes : Londres, Miami, New York, Rome, Zurich, Manhheim, Berlin, Oulu, Mantaa, Ebensee, Gotheborg, Malmö, Copenhague, Shenzen, Rivoli, Cuienca, Bregenz, Paris, Kassel, Evora, Turin, Cold Spring, Cagliari, York, Utrecht, Palerme, Johannesburg, Venise, Milan, Modica, et bientôt Amsterdam, et Genève.

L’art de Marinella Senatore (IT, 1977, basée à Rome) est de l’énergie pure; une énergie qui s’écoule du court-circuit entre différents éléments qu’elle rapporte dans le même espace, réel ou virtuel. En effet, l’artiste joue le rôle d’activateur d’un mécanisme (l’œuvre d’art) dont le but est de produire une force transformatrice à partir de la rencontre des éléments qui y sont inclus ; une force qui se propage ensuite dans la réalité environnante jusqu’à atteindre le spectateur.

Dans l’exposition, il y aura 5 bannières spécialemenet réalisées pour l’occasion, des collages récents, et une sélection de 20 dessins format A4 de la série It’s time to back to street, qui témoigne du caractère militant de l’artiste.

Dans la ville est prévue la Parade Genève, une procession qui va impliquer des dizaines de groupes de danseurs et autres performers amateurs. Le parcours est prévu entre le Parc des Bastions et le Pavillon de la danse, en passant par la vieille ville. Parmi les personnes qui ont manifsté leur intérêt à participer : fanfare, tap dancers, slameurs, yoga, chanteuse d’opéra, parkour, krump, twirling, lutteurs, runners, quatuor à cordes, rappeuse, danseurs et musiciens handicapés, etc.

Sélection d’expositions et de parades récentes : Manifesta 12, Palermo; Centre Pompidou, Paris; MAXXI Museum, Rome ; Queens Museum, New York; Kunsthaus Zurich ; Castello di Rivoli, Turin; Kunsthalle, St Gallen ; Palais de Tokyo, Paris ; Schirn Kunsthalle, Frankfurt; Museum of Contemporary Art, Chicago; Museum of Contemporary Art, Santa Barbara ; High Line, New York; Museo Madre, Naples.

marinella-senatore.com



Gregory Stauffer


Œuvre exposée

Verbmemove

2013, video présentée sur un écran


Performance

Sitting

2020, solo chorégraphique

Première

25-27 août


En 1967-1968, l’artiste Richard Serra écrit une liste de verbes comme moyen d’appliquer des actions à des matériaux. Rouler, plier, courber, raccourcir, raboter, déchirer, tailler, fendre, couper, trancher… Proche d’Yvonne Rainer et Simone Forti, ces verbes étaient peut-être liés à son intérêt pour la danse. Avec Verbmemove, Gregory Stauffer (CH, 1980, basé à Bienne et Genève) rend hommage à Serra en « performant » chacun des 84 verbes de la liste.
« Sitting explore la position assise au sol. Avec cette performance je fais catalogue de cette situation. L’assise, le point, la place, l’ancrage, ou encore les cercles concentriques qui en émanent. Je réfléchis au rapport à la terre, au sol et à ses ressources. Chorégraphie brute, architecture de l’assise et jeux de ses possibles. Comment le point se déplace-t-il, devient dynamique, croît ou s’atrophie ? Quels rapports au monde, quels mythes, quelles figures sont invoqués et nous visitent ? Qui est assis au sol ?

Gregory Stauffer est artiste associé et résident à l’Arsenic en 2019-2020. Son travail a aussi été présenté à Bone Festival, Berne ; Centre culturel Suisse, Paris, Musée Tinguely, Bâle ; ADC, Genève ; Südpol, Lucerne ; Goethe Institute, Dacca; Contemporary Dance Festival, New Delhi ; CACY, Yverdon.

gregorystauffer.com



Barbara Wagner
&
Benjamin de Burca


Œuvres exposées

Faz que vai (Set to go)

2016, 11’50’’, vidéo projetée


Programme de films

Swinguerra

2019, 23’

11.09.2020
19h

Cinéma Spoutnik, l’Usine
Place des Volontaires 4
1204 Genève


Lié à l’idée de résistance inhérente à la capoeira, la danse Frevo a été jouée devant des fanfares militaires pendant le carnaval au début du XX e siècle, puis a évolué vers une expression quasi-acrobatique célébrée comme une authentique tradition. Reconnue en 2012 par l’Unesco comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité, la danse est passée de la rue à la scène, et sa représentation est fortement promue par le gouvernement local comme le principal spectacle de l’économie du nord-est du Brésil. Faz que Vai déconstruit sa forme festive, articule comment les nouvelles subjectivités impactent, interrogent le genre et les questions socio-économiques pour cette forme de tradition populaire. Faz que Vai fait le portrait de quatre danseurs, en une série d’annotations sur la relation entre le corps, la caméra et le mouvement, et commente le sens du carnavalesque utilisé dans diverses stratégies de préservation du Frevo comme image, patrimoine et produit.

Journaliste et photographe, Bárbara Wagner (BR, 1980, basée à Recife) observe comment les médias manipulent les perceptions. Benjamin de Búrca (BR, 1975, basé à Recife), irlandais né en Allemagne, pratique la peinture, la photographie et la vidéo. Ils travaillent ensemble depuis 2011, et étudient les pratiques collectives et les rituels traditionnels. Wagner et de Búrca ont participé au 33 e Panorama de Arte Brasileira (São Paulo), 36 e EVA International à Limerick, 32 e Biennale de São Paulo Biennial, 5e Skulptur Projekte Münster. En 2019, ils représentent le Brésil au Pavillon brésilien de la Biennale de Venise.