Gabriela Löffel, Nous n’avons pas besoin de nous connaître à l’avance, vidéo HD, diptyque, sans son, 19’56’’, 2024. OEuvre coproduite par le Fonds cantonal dʼart contemporain et par le Fonds dʼart contemporain de la Ville de Genève pour le programme MIRE. © Serge Fruehauf
Cecilia Bengolea, TRIPTYK, installation vidéo, boucle aléatoire dʼimages et de sons, 2019. OEuvre produite par le Fonds cantonal dʼart contemporain, Genève, pour le programme MIRE. © Serge Fruehauf

Cecilia Bengolea , Gabriela Löffel, Angelica Mesiti

Oeuvres vidéo sur les écrans MIRE – Gares du Léman Express

Gares du train Léman Express

MIRE, un projet soutenu par les fonds artistiques du canton et de la ville de Genève, produit et diffuse des oeuvres vidéo sur les écrans des gares du train Léman Express qui traverse la région genevoise. Trois oeuvres traitent tout particulièrement de la danse et du corps en mouvement, celles de Cecilia Bengolea, de Gabriel Löffel et d’Angelica Mesiti. Arta Sperto a proposé au FCAC et au FMAC (les fonds d’art contemporain du Canton et de la Ville de Genève) de présenter ces trois oeuvres dans les gares ferroviaires pendant la période du DFTL, dans un esprit de complémentarité entre les projets MIRE et DFTL. 

Avec TRYPTIK, Cecilia Bengolea partage ses recherches sur la culture dancehall dans le contexte spécifique de la communauté jamaïcaine et les juxtapose à des images d’une chorégraphie créée avec l’équipe nationale jamaïcaine de natation synchronisée.

Nous n’avons pas besoin de nous connaître à l’avance est une œuvre vidéo hybride qui alterne entre des moments de danse, des images d’archives et des citations textuelles. Gabriela Löffel s’appuie sur l’aspect politique de l’espace public pour construire sa réflexion et développe un essai visuel, inspiré par la philosophe et théoricienne du genre Judith Butler, qui met en scène la « performativité des corps dans cette zone d’action politique ».

Sidereal est une performance filmée qui fait référence au mouvement des étoiles. Cette œuvre d’Angela Mesiti met en scène deux danseurs suspendus au plafond et reliés l’un à l’autre par un harnais. Filmés en plan fixe, ces personnages tournent sur eux-mêmes et pivotent l’un autour de l’autre dans un rythme lent et doux, avec des mouvements qui, à première vue, semblent soumis au principe de gravité.

Avec Sans titre (Barre d’acier), Aurélien Dougé poursuit sa recherche sur les relations entre le corps et la matière à partir d’une barre d’acier de quatre mètres. Sur une plateforme carrée, le performeur tourne continuellement sur lui-même en tenant la barre entre ses mains. L’objet agit à la fois comme contrainte physique et comme prolongement du corps, redistribuant les appuis, les forces et les lignes de tension. L’œuvre est présentée ici sous la forme d’une installation vidéo en triptyque réalisée en 2026 avec WIPART (Adrianne Louet et Claude Quéré).

La vidéo Lady Thames, par Katja Schenker est une performance vidéo enregistrée dans le lit de la Tamise au moment de la marée basse. La décrue transforme l’espace urbain, révélant des accumulations de briques lisses et arrondies, matériau de construction caractéristique de Londres depuis des siècles. Dans ce paysage urbain ouvert, le corps perd également son point de vue fixe, trouvant une nouvelle orientation au centre d’un mouvement circulaire.

Angelica Mesiti, Sidereal, vidéo couleur HD, son, 7’, 2024. 
OEuvre coproduite par le Fonds cantonal dʼart contemporain et par le Fonds dʼart contemporain de la Ville de Genève pour le programme MIRE. © Serge Fruehauf